CE MERCREDI MATIN, 15 CARS DE CRS ONT EMBARQUE TOUT LE MONDE, PAPIER OU PAS, TOUS CEUX QUI VIVAIENT DANS LE GRAND SQUATT DE LA SOCARENAM SE SONT RETROUVES A LA PAF DE COQUELLES
Les CRS se sont d'abord amusés à démolir les abris, les lacérant, les écrasant, piétinant les affaires des réfugiés et demandeurs d'asile. Les insultes contre eux ont plu, sans distinction de nationalité, cette fois-ci.
VERS 11 HEURES, LE CHEF DE LA PAF ET LE SOUS-PREFET DE CALAIS, MONSIEUR ESPAGNOL, VENAIT CONSTATER LES RESULTATS DE LEURS AGISSEMENTS
Monsieur le sous-préfet de Calais, marchant dans la tradition des sous-préfets, a trouvé que l'endroit était insalubre. Monsieur le sous-préfet se moque des gens intellectuellement bien dotés. desz personnes ont tenté de lui faire entendre raison. Il a refusé d'engager une discussion avec un réfugié politique demandeur d'asile. Il lui a dit d'aller voir la PAF. Monsieur le sous-préfet ne connaît même pas ou l'anglais, ou à qui faut-il s'adresser pour être logé.
A MIDI, 3 CARS ET UN FOURGON DE RAMASSAGE STATIONNAIENT FACE A LA PLACE DU REPAS.
X a voulu amener les preuves de leurs frasques et ai entasser 3 vêtements abîmés devant les roues du 1er car. Un CRS m'a jeté un pull à la figure.
Lors de la deuxième tentative d'entasser 3 autres vêtements . Puis un CRS a empoigné X, et après ce fut un plaisir pour eux de menotter X à leur manière stupide de torsion des bras. Blakboulée dans le car, X été mis en garde à vue au commissariat de Calais, pour insultes de la part de monsieur G.F, CRS qui s'est permis d'insulter dans le couloir du commissariat.
X est sortie à 19h40, avec des remarques sur mes origines politiques et de ma prétendue appartenance au collectif CSUR, de la part d'un policier du commissariat de Calais, chauve, petit et assez gros, qui avait à X "ta gueule"...
DANS L'APRES-MIDI, ILS SONT REVENUS AVEC LA BENNE, SELON DES TEMOINS FRANCAIS N'APPARTENANT PAS A AUCUN COLLECTIF. ILS ONT RAMASSE TOUTES LES AFFAIRES DES REFUGIES
X, n'ayant pu participer en tant que témoin opposant à cet acte hautement raciste, X a recueilli les propos des réfugiés indignés par l'attitude de la France.
X : Hé oui, monsieur le sous-préfet, qui lit constamment Indymedia d'après ses dires, la période de la seconde mondiale n'est pas apparue tout à coup. Des gens l'ont préparée, des gens comme lui. 2007 approche. Espérons que des purges se feront et qu'on éradique cette société en marge de la démocratie qu'est la police actuelle.
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TEMOIGNAGE D'UN INTERNAUTE
> Calais : il fait pas bon de témoigner
Chers CRS et police de toute sorte, X continue. C'est ça être militant . Le problème n'est pas résolu, vous êtes toujours là. Ce n'est pas par provocation que je suis là aussi. Mais par obligation politique. On a la conscience qu'on mérite : ou on fait les choses à fond, ou on ne les débute pas.
M.G qui m'avait interpellée la veille pour une histoire d'images, sans pouvoir déposer plainte, a réitéré son exploit. A nouveau en garde à vue pour 24h, j'avais été prise le matin peu après 9heures30, avec l'envie de déposer plainte pour outrage sur une phrase que j'aurai prononcé. Changement de discours sur le papier :"nazi, facho"+ souhait de couper la tête du président de la Républiuque ainsi que celle du gouvernement( !) et prédiction que le prochain gouvernement ficherait en l'air les CRS... Propos tenus d'après eux pendant le transport en car. Faut dire que le monsieur et ses collègues m'ont d'abord emmenée à la PAF du port, puis à la PAF de Coquelles("Vous êtes contente, hein ! ?On va à Coquelles !" m'a dit M.G° et enfin au commissariat de CALAIS.
Vers 3h, un policier m'a fait changer de cellule en me disant que je serais plus confortable... Je me suis dit qu'au fond, il était gentil. Mais bon, j'ai su à ma sortie que des copains étaient venus gueuler du bon côté à ce moment là.